DOI: 10.2515/therapie:2004106
Notification des effets indésirables en médecine d'urgence
Kolia Milojevic1, Isabelle Chassagnol1, Nathalie Brion2, Joël Cléro1, Nathalie Degrèze1 and Yves Lambert11 SAMU 78 SMUR de Versailles, Le Chesnay, France
2 Service de Pharmacologie, Centre Hospitalier André Mignot, Le Chesnay, France
(Texte reçu le 18 décembre 2003 ; accepté le 9 février 2004)
Abstract - Adverse Drug Reaction Reporting in Emergency Medicine
Methods: A regional survey was performed between June and September 2002, to evaluate knowledge and attitudes of emergency physicians regarding adverse drug reaction (ADR) reporting in a French district. 100 questionnaires completed by physicians working in emergency departments and/or mobile intensive care units were analysed. Results: The frequency of ADRs encountered by emergency practitioners was estimated at
0.73 per year and per physician. The ADR notification rate in emergency medicine was estimated at
6%. A minority of physicians
were responsible for the majority of ADR reporting. Sixty-four percent of emergency physicians underestimated the conditions required for ADR notification: 28% thought that certain causality was an absolute necessary condition for notification, while 37% considered that notification was
required only for ADRs that were both severe and unexpected. Conclusion: Interventions focused on advertising ADR reporting procedures could help to improve the notification rate in emergency medicine.
Résumé - Méthodes : Dans le but d'évaluer les connaissances et les pratiques concernant la notification des effets indésirables (EI) survenant en médecine d'urgence, une enquête a été réalisée entre juin et septembre 2002 dans une région française. Cent questionnaires complétés par des médecins travaillant dans des services d'urgence et/ou des SMUR (Service Mobile d'Urgence et de Réanimation) ont été analysés. Résultats : Le nombre d'EI constatés en médecine d'urgence a été estimé
0,73 par an et par médecin. Le taux de notification des EI en médecine d'urgence a été estimé
6 %. La majorité des EI a été déclarée par une minorité de médecins. Soixante-quatre pour cent des médecins ne connaissaient pas les critères de notification : 28 % pensaient que la certitude d'imputabilité était une condition impérative et 37 % estimaient que seuls les EI à la fois graves et inattendus méritaient d'être signalés. Conclusion : Le rappel des procédures de déclaration pourrait permettre d'améliorer le taux de notification des EI en médecine d'urgence.
Key words: adverse drug reactions -- survey -- notification -- emergency medicine
Mots clés : effets indésirables -- enquête -- notification -- médecine d'urgence
© Société Française de Pharmacologie 2004


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